14 mars 2007
A mes amis socialistes.
La panique.
C'est le sentiment qui traverserait le Parti Socialiste ces jours-ci si on écoute et on lit les médias. Cependant ces même médias ne font que retranscrire les mots de certains socialistes qui, en off, ne se privent pas de plomber la campagne de notre candidate Ségolène Royal.
Mais qui me demanderez vous?! Pas besoin, je crois, de donner des noms. Je dirais simplement que ceux d'entre-nous qui parient sur une défaite de la gauche, en particulier des socialistes, pour la présidentielle et donc aux législatives jouent à un jeu dangereux. Tout cela pour des ambitions très personnelles, une mauvaise digestion de la phase d'investiture, et même par pure vengeance. Les calculs vont bon train! Et si cela, et si ceci... Et on oublie le principal, faire campagne! A mais oui, j'ai un voyage par là, et puis je suis élu local quand même (pour une fois que l'on se préoccupe de ce qui se passe dans sa commune...). Et quand la candidate demande que l'on se bouge un peu le c.., on fait l'offusqué.
Utiliser cette campagne comme champ de bataille pour l'après 2007, comme ci la défaite était déjà là, il faudrait mieux à s'atteler à faire une campagne sur le fond et en étant audible, c'est-à-dire que ces chers amis qui aiment à discuter avec les journalistes pour leur dire tout le mal qu'ils pensent de leur propre candidate devraient se taire car les militants et adhérents du PS (et du MJS) ont de la mémoire!
Pour ma part je note volontiers dans ma mémoire nos amis socialistes qui font semblant de faire campagne et qui prépare "l'après Ségo" comme je l'ai déjà entendu plusieurs fois dans des couloirs socialistes... Et, pour être clair, je ne parle pas seulement de ceux qu'on nomme faussement éléphants mais aussi de certains, plus ou moins jeunes, qui préparent leur avenir personnel au sein de l'appareil plutôt que de préparer l'avenir de notre société.
Heureusement ces derniers constituent une minorité, "anciens" à qui on aurai pris la place, nouveau qui veut pousser l'autre de sa place, arrivistes au sein du PS ou du MJS, tout ceux-là ne représentent pas la famille socialiste. Car la totalité du Parti Socialiste est derrière Ségolène Royal, que l'on est voté ou non (comme mon cas) en interne pour elle. Derrière elle, et son Pacte présidentiel (Pacte_presidentiel) pour transformer cette société et rendre une dignité de vie pour toutes et tous!
20 janvier 2007
On dit que la foudre ne tombe pas deux fois au même endroit...
De retour sur la planète Terre, après un long séjour en dehors de tout ce petit monde, je retrouve mon ti blog que je vais -enfin!- actualiser!
La campagne pour la présidentielle commence a entrer dans son rythme, avec les bourdes, les petites phrases etc... Ne manque plus que les propositions politiques pour remplir le tableau d'une campagne électorale complète. La liste des candidats n'est toujours pas définitive mais on s'orienterais vers un nombre moindre par rapport à 2007. Cependant est ce que cela suffit à éviter un nouveau 21-avril 2002? A mon avis non. Nicolas Sarkozy se gausse d'un bilan "très bon" à son ministère. Jacques Chirac essaie de peser. Jean-Marie Le Pen attend tout en affichant un FN light.
Au Parti Socialiste, on craint un trou d'air dans notre campagne, vaut mieux qu'il ait lieu aujourd'hui que une semaine avant le 22 avril 2007... Ségolène Royal impose un nouveau timing alors que certains la poussent à changer, revenir au traditionnel déroulement de campagne, avec les succès que l'on connaît... Tout cela parcequ'elle ne s'appuie pas sur les baronnies mais sur les militants...et sur les médias il faut bien le dire. Même si je n'ai pas été un de ses premiers soutiens, j'aime bien le changement. Mais il me presse de voire quelle ligne politique, quelles priorités politiques notre candidate va retenir sur le fond, sur les propositions. Et je pense que beaucoup de citoyens attendent aussi cela.
Les tensions que l'on peut sentir chez les camarades me font un peu sourire. J'y vois surtout la volonté d'un grand nombre d'essayer de trouver "leur place" pour la campagne...et pour l'après campagne. Certains camarades qui lisent ces lignes doivent se demander ce que je fait ces jours ci puisque peut m'ont vu. En effet, je suis assez distant. Au PS j'attends que l'on entre vraiment en campagne -- les débats participatifs ne sont pas ma tasse de thé. Et au MJS... et bien j'ai bien peur de ne plus me reconnaître dans l'évolution de l'organisation sous l'implusion de sa direction nationale. C'est pourquoi j'ai quitté la majorité -TAG- et que je participe à autre chose. Pour remettre la formation de tous les militants au coeur du MJS.
Cela avec REVER.
23 novembre 2006
Dormez tranquille, on s'occupe de vous !
Alors que nous nous préparons tranquillement pour la campagne présidentielle, que MAM, NS et DDV jouent à qui va plus emmerder l'autre, le Sénat et l'Assemblée Nationale sont en train d'approuver un des textes les plus liberticides de la Vème République... En effet, le projet de loi dit de Prévention de la délinquance (loi_sarko_novembre_06) attaque presque en douce l'ordonnance de 1945 relatif au jugement des mineurs, au pouvoir judiciaire, stigmatise le jeune comme primo délinquant par nature, met le principe de la délation comme obligation pour les travailleurs sociaux, les médecins et infirmiers, etc., renforce les pouvoirs du Maire -qui n'en veut pas d'ailleurs- en lui permettant d'accéder aux dossiers personnels s'il le souhaite (au delà du principe même, imaginez les maires des petits villages avec un tel pouvoir...facile pour éliminer la concurrence !)...
Manifestation monstre? Élus, parlementaires sur tous les plateaux TV pour attaquer la loi? Mobilisation générale? Rien de tout cela... Que des tribunes dans la presse où l'ensemble des travailleurs directement concernés sont consternés par cette loi, appel à une mobilisation des politiques, et des jeunes politiques qui essaie timidement de mobiliser leurs aînés... Il est vrai que c'est tellement mieux de se préoccuper uniquement de savoir quel place -poste?- on pourra avoir dans le staff de campagne de tel ou telle candidat !
Alors oui à la démocratie participative ! Ça commence par aller écouter les gens qui manifestent contre cette loi, en étant présent au coté de ceux-ci. Or samedi dernier je n'ai pas vu beaucoup de mes camarades socialistes, encore moins la première d'entre-elle. Avec les quelques dizaines de jeunes du MJS (sur les 8 000 adhérents annoncés...). Être sur les plateaux télé c'est bien. Mais la campagne se fait aussi dans la rue, et pas seulement une fois le mouvement lancé, que l'on soit 1er secrétaire du PS, président du MJS, candidate socialiste ou seulement militant sans responsabilité.
Si l'on souhaite retrouver l'écoute de notre électorat, populaire, il nous faut être présent aujourd'hui en période électorale, mais demain aussi, en dehors de toute élection. Aller au devant des gens, face à face, dans le 16ème, en Seine-Saint-Denis, dans la Corrèze profonde...expliquer le projet de l'UMP, celui de Le Pen, et évidemment le notre. Faire participer ce n'est pas simplement attendre des e-mail avec des propositions sur son blog ou site, parcequ'à ce moment on ne fait participer que ceux qui ont les moyens d'avoir un ordinateur et internet chez eux, c'est-à-dire pas le Rmiste, pas le SDF, pas le chômeur en fin de droit, pas le jeune qui peine à s'acheter un bouquin pour ses études, c'est-à-dire qu'on écoute qu'à peine un tiers des citoyens de ce pays, le seul tiers qui lit ces lignes, le tiers le plus riche.
S'engager pour militer dans la rue, pour participer à l'élaboration d'une réflexion politique grâce à la formation (pour ne pas être de simples moutons qui ne font que suivre les directives et lignes politiques données). Voilà ce qui doit motiver notre action et notre combat face à la droite et à l'extrême droite. Contre le projet du Front National. Contre le projet de loi de Nicolas Sarkozy et contre tous ceux à venir. S'engager au Parti Socialiste et au Mouvement des Jeunes Socialistes pour que nous (re)trouvions une action de terrain et un travail d'éducation populaire (aujourd'hui inexistant).
Alors réveillez-vous ! Réveillons-nous ! Portons notre engagement révolutionnaire dans notre idéal et réformiste dans nos actions haut à gauche pour porter la Gauche à la victoire en 2007, mais aussi pour les années suivantes !
09 novembre 2006
Dans une semaine, je vote Fabius.
En quelques mots courts, voilà pourquoi je voterai Fabius le 16 novembre au 1er tour de l'investiture au Parti Socialiste.
Je fais parti des camarades qui sont plutôt mal à l'aise en cette période. En effet, je suis partisan d'une Nouvelle République basée sur le parlementarisme, donc c'est un peu schyzophrène d'avoir à choisir une tête d'affiche pour incarner le projet de société réfléchi par les socialistes. Et l'enjeu est bien là ! Qui pour porter le Projet? Qui pour gagner face à la droite et à l'extrême droite? Qui pour transformer notre société?
Depuis 2002, il y a eu un certain nombre de temps politiques forts. Le 21-avril, le 29-mai, les banlieues, le CPE. Lequel des trois a fait une analyse POLITIQUE de ce qui s'est passé pendant 5ans? Lequel en a exprimé des conséquences POLITIQUES sur le fond?
Les trois candidats ont la légitimité, l'expérience, la carrure etc... Seulement un seul prend en compte la voix non-seulement des socialistes ET de l'expression de notre base électorale traditionnelle qui ne vote plus pour nous depuis un certain temps.
Je base donc principalement ma réflexion et mon choix sur trois points:
- l'analyse politique des 5 dernières années,
- la mise en avant des enjeux premiers qui en découlent : la hausse des salaires, le financement de l'éducation, l'Europe sociale, l'environnement et une République parlementaire,
- la pratique politique, qui n'entre pas dans sondagisation forcenée et qui respecte le Projet Socialiste.
Je ne suis pas un fabiusien, et ne le serais jamais. Mais je base ma réflexion sur de la politique et non sur un concours de personne à la Star Ac'. Du coup c'est tout naturellement que je voterai Laurent Fabius Jeudi 16 novembre et le 23 s'il y a un 2ème tour avec lui. Et j'appelle mes camarades à faire de même.
Yves FORMENTIN
Membre de la CA de Petit Montrouge (Paris XIVe)
Militant du NPS
08 novembre 2006
Nouveau venu
Un petit mot pour annoncer la création du blog du Secrétariat national du PS aux Droits de l'Homme et aux Libertés.
C'est une source d'infos et de positionnements du parti sur une grand nombre de questions importantes mais qui font pas souvent la Une (peine de mort, croisement de fichiers, immigration etc).
http://libertes.parti-socialiste.fr/
27 octobre 2006
Roses fanées.
19h. La salle est encore quasiment vide. Des militants des trois écuries distribuent leurs tracts dans la file d'attente, essayant de convaincre les quelques militants qui se laissent porter dans la discussion.
19h30. Enfin, les portes s'ouvrent, les camarades socialistes avancent lentement mais sûrement, s'engouffrent dans la grande salle du Zénith de Paris, lieu du 2e débat devant les adhérents du PS. Petit à petit les sièges trouvent preneurs, tout comme les bars où se vend des sandwichs et des boissons. Déjà l'ambiance ressemble plus à celle d'une salle de spéctacle qu'à un débat politique.
21h. Salle comble. Des camarades sont même assis par terre. Les écuries de chacun des candidats distribuent auto collants, essaient de placer leurs derniers militants pour faire la salle. Jean-Paul Planchon, président du groupe socialiste au Conseil Régional d'Ile-de-France, est le maître de cérémonie. Il invite Bertrand Delanoë à ouvrir cette session de débat. Discours rassembleur, court, mais efficace. Puis le show commence, avec le hasard du tirage au sort, par Laurent Fabius, qui sera suivi par Ségolène Royal, Dominique Strauss-Khan sera le dernier.
21h30. A ce moment, je commence déjà à m'inquiéter fortement de l'ambiance et de l'image de notre parti.
A peine Fabius intervient-il des applaudissements, des sifflets, des "Laurent président", des "traître" se font entendre... Il prononce le mot Europe, et cela repart des plus belles ! Les insultes pleuvent, tout comme les applaudissements.
Arrive Ségolène Royal. "Mitterrand-nous sommes socialistes-devoir de victoire". Applaudissements. Puis tout au long de son discours elle se fait tour à tour siffler, huer, applaudir, "Ségolène-Ségolène-Ségolène" etc etc. A ma grande surprise elle est minoritaire dans la salle. Même Fabius a plus de supporters, ou en tout cas il se fait -un peu- moins bousculer.
C'est le tour de Dominique Strauss-Khan. Il joue les rassembleurs. Se situe entre les deux autres candidats. A aucun moment il ne se fait siffler. La salle est pour lui. Du coup, il se lâche, et nous fait un discours avec un talent d'orateur pas souvent vu chez lui dans ce genre d'exercice.
23h et quelque. Les trois orateurs font leurs trois minutes de conclusion.
Un goût amer me reste dans le fond de la gorge. J'étais avec un ami, devant, à trois ou quatre rangés de la scène. Autour de nous, la Ségosphère et Désirs d'avenir. Pas très loin des fabiusiens. Et dans les estrades, les strauss-khaniens.
J'ai entendu ce matin Ségolène Royal dire que ses militants n'avaient pas participés à la mauvaise ambiance d'hier soir...elle ferait mieux de consulter ses proches avant de dire ce genre de chose. Surtout quand Julien Dray en vient aux mains contre un proche de DSK à la fin du débat sous prétexte qu'il avait "fait la salle contre Ségo"... de ça part cela me fait doucement sourire ! Et je peux donner les noms des Ségolistes qui ont sifflé voire insulté Fabius. J'ai vu aussi des strauss-khaniens faire de même avec les deux autres candidats. Idem pour certains fabiusiens...
Minuit. Je ne sais pas s'il y a eu un gagnant hier soir. Si oui, je ne sais encore moins qui.
Mais ce dont je suis certain, c'est qu'il y a eu un grand perdant lors de ce meeting du Zénith: le Parti Socialiste.
11 octobre 2006
Nico, tu connais la démocratie?
29 septembre 2006
Trois pour un poste.
Après le retrait "surprise" de Lionel Jospin, celui de Jack Lang, et, celui qui n'a que très peu pensé a y aller, François Hollande, le dépot des candidatures à l'investiture était clos mardi à 15h. Ils seront donc trois à se lancer dans la course à l'investiture.
Dominique Strauss-Kahn Laurent Fabius Ségolène Royal
No coment.
En une phrase, celui qui se voit déjà Premier Secrétaire du PS, enterre le Congrès du Mans, Arnaud Montebourg et le Projet Socialiste. Qui peut mieux faire ????
RebsetlePS
envoyé par yves115
12 septembre 2006
Devoir de victoire
Dans 10 jours s'ouvrent les Universités d'Eté du Nouveau Parti Socialiste à St Nazaire.
Plusieurs centaines de militants se retrouvent à un moment clé de la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle 2007. On lit dans les médias les positionnements de certains, les questions d'autres, et les certitudes d'un grand nombre.
Membre depuis sa création du Nouveau Parti Socialiste, car membre de Nouvelle Gauche, je suis dans la phase du questionnement.
Quel(le) candidat(e) pour le PS?
Pour ma part je pense que les quatre critères plutôt objectifs développés par Benoit Hamon sont un bon cadre. Mais aujourd'hui je vois que beaucoup de camarades de mon courant ont pris position pour Ségolène Royal. Je ne suis pas de ceux qui vont condamner leur choix, même si je ne ferais jamais le même. Je condamne la méthode utilisé pour ces ralliements. Vincent Peillon, David Assouline et les autres n'ont pas respecté les militants du NPS. Benoit Hamon, en marquant sa préférence pour une candidature Hollande, même si c'est une erreur de communication avec les journalistes, a fait de même.
Pour être précis, je me questionne sur certains points, mais j'ai aussi des certitudes. Je ferai campagne pour n'importe quel candidat le 23 novembre au soir. Avant cela, je ne voterai pas, à l'investiture socialiste, pour les candidats qui passent au dessus des militants et qui jouent contre le parti. Cela élimine Ségolène Royal. Je ne voterai pas pour un candidat qui défend des valeurs et une ligne politique social démocrate. Cela élimine Dominique Strauss-Kahn.
Reste Lionel Jospin, François Hollande, Jack Lang ou Laurent Fabius.
Lionel Jospin: je digère mal 2002. Il reste sur le même schéma qu'en 2002. Peu de remise en cause. Mais un capacité à gagner. Stature de l'homme. Respect du parti et du projet. Peut rassembler la gauche.
François Hollande: je me bats contre lui depuis 2002. Peu de crédibilité en dehors du parti. Mais rassembleur. Plus petit dénominateur commun. Peut arrêter les lutte fratricides socialistes.
Jack Lang: peu de crédibilité en interne. Pas l'image du renouvellement politique. Positionnement économico social que je ne partage pas toujours. Mais respect du parti et des ses militants. Rassembleur. Stature de l'homme. Défense du projet. Ligne politique sur l'immigration.
Laurent Fabius: crédibilité tant interne, qu'externe. Virage politique. Casseroles (sang contaminé). Mais rassemble la gauche. Ligne politique plutôt proche de ce que je défends. Stature de l'homme.
J'oublie sûrement des choses en positif ou en négatif, mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Vous le voyez bien, je suis encore dans le brouillard...
Cependant une chose m'inquiète plus que tout. Nous nous battons par presse interposée, souvent en dessous de la ceinture ou sinon avec des mots durs. Je souscrits aux rappelles à l'ordre du MJS sur certaines questions. Cependant je ne souhaite pas que notre parole ne descende au même niveau que les autres ténors du Parti Sociaiste. Nous ne devons pas entrer dans ces échanges qui donnent un tableau de division pour les citoyens. Et le MJS doit rester à distance car nous devons garder notre crédibiliter pour la campagne électorale surtout si Ségolène Royal est investi par les adhérents du Parti Socialiste. Notre premier devoir, c'est la victoire. La victoire face à Sarkozy, face à Le Pen. Le devoir de rendre une dignité de vie à chaque citoyen!







