Le combat ordinaire

On ne voit bien qu'avec le coeur.L'essentiel est invisible pour les yeux. le Renard

31 octobre 2006

Mid Term, vues sur la Maison Blanche (2006-2008)

20061006_election2006_lg

Le 7 novembre prochain auront lieu les élections de mi-mandat, le Mid Term, qui ont, comme chaque fois, un enjeu particuliers.
Les américains vont devoir renouveller leur Chambre des Représentants (435 sièges), une partie de leur Sénat (33 sièges sur 100) et une partie des Gouverneurs (36 sur 50). Mais ces élections sont également le moment d'une vague de référendums locaux qui peuvent avoir de fortes conséquences (mariage homosexuel, avortement...).

presidentSur les 36 renouvellement de gouverneurs, 21 sont des Key race. C'est à dire que leurs résultats ne sont en rien garantie et auront des répercussions assez fortes. Dans les Etats concernés on trouve notamment la Californie et le Texas, cependant pour ces derniers, les républicains restent favoris. Six Etats républicains pourraient basculer aux démocrates (Arkansas, New York...). Dans trois Etats le suspens est grand (Iowa, Minnesota et Michigan).

Les prévisions tablent sur : 3 indécis (2 plutôt démocrates, 1 plutôt républicain), 18 Gouverneurs démocrates et 15 républicains sur les 36 élections (sur 50 gouverneurs). Ce qui donnerait un tableau final de 28 Gouverneurs démocrates contre 22 républicains, soit un inversement du rapport de force qui existe aujourd'hui [voir tableau  midterm06_gouverneurs].

Sur les 33 sièges de Sénateurs renouvellés cette année, 15 élections sont des Key race. Comme pour les Gouverneurs, l'élection est très indécise dans trois Etats (Missouri et Tennessee qui sont républicains, et New Jersey qui est démocrate). L'enjeu de ce scrutin est primordial pour George W. Bush et pour l'opposition démocrates car même si les Etats Unis d'Amérique ont un régime présidentiel, le Congrès (Chambre des Représentants et Sénat) a presqu'autant de pouvoir. C'est d'ailleurs ce qui explique parfois le blocage total de certaine réforme du Président (sous Clinton par exemple).

Pour les 15 Key race, 10 s'avèrent à l'avantage des démocrates, 2 pour les républicains et donc 3 indécis. Dans les 18 autres états, 10 seraient gagnés par les démocrates, 7 par les républicains et 1 par un indépendant. Cela donnerait le résultat suivant: 22 sénateurs aux démocrates contre 10 aux républicains et capiun indépendant pour les sièges remise en jeu. Sur l'ensemble du Sénat, on aurait alors 49 sénateurs démocrates, 50 républicains et un indépendant [voir tableau midterm06_senateurs].

Sur les 435 sièges de Représentants à la Chambre, plus d'une quarantaine seront des scrutins serrés. Or il ne manque que 17 sièges aux démocrates pour avoir une majorité relative dans la Chambre des Représentants ! Ainsi cette chambre pourrait également basculer suivant le déroulement du scrutin et l'ambiance nationale notamment par rapport à quelques dossiers d'actualités (Guerre en Irak, Immigration, Impôt, Mariage Homo...).

De plus, ce Mid Term est marqué par les enjeux des manoeuvres internes aux deux partis pour préparer les primaires. Il ne faudrait pas que ceux qui s'intéressent à la Maison Blanche soit ridiculisés lors de ce scrutin.

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27 octobre 2006

Roses fanées.

zenithps19h. La salle est encore quasiment vide. Des militants des trois écuries distribuent leurs tracts dans la file d'attente, essayant de convaincre les quelques militants qui se laissent porter dans la discussion.

19h30. Enfin, les portes s'ouvrent, les camarades socialistes avancent lentement mais sûrement, s'engouffrent dans la grande salle du Zénith de Paris, lieu du 2e débat devant les adhérents du PS. Petit à petit les sièges trouvent preneurs, tout comme les bars où se vend des sandwichs et des boissons. Déjà l'ambiance ressemble plus à celle d'une salle de spéctacle qu'à un débat politique.

21h. Salle comble. Des camarades sont même assis par terre. Les écuries de chacun des candidats distribuent auto collants, essaient de placer leurs derniers militants pour faire la salle. Jean-Paul Planchon, président du groupe socialiste au Conseil Régional d'Ile-de-France, est le maître de cérémonie. Il invite Bertrand Delanoë à ouvrir cette session de débat. Discours rassembleur, court, mais efficace. Puis le show commence, avec le hasard du tirage au sort, par Laurent Fabius, qui sera suivi par Ségolène Royal, Dominique Strauss-Khan sera le dernier.

21h30. A ce moment, je commence déjà à m'inquiéter fortement de l'ambiance et de l'image de notre parti.

A peine Fabius intervient-il des applaudissements, des sifflets, des "Laurent président", des "traître" se font entendre... Il prononce le mot Europe, et cela repart des plus belles ! Les insultes pleuvent, tout comme les applaudissements.

Arrive Ségolène Royal. "Mitterrand-nous sommes socialistes-devoir de victoire". Applaudissements. Puis tout au long de son discours elle se fait tour à tour siffler, huer, applaudir, "Ségolène-Ségolène-Ségolène" etc etc. A ma grande surprise elle est minoritaire dans la salle. Même Fabius a plus de supporters, ou en tout cas il se fait -un peu- moins bousculer.

C'est le tour de Dominique Strauss-Khan. Il joue les rassembleurs. Se situe entre les deux autres candidats. A aucun moment il ne se fait siffler. La salle est pour lui. Du coup, il se lâche, et nous fait un discours avec un talent d'orateur pas souvent vu chez lui dans ce genre d'exercice.


23h et quelque. Les trois orateurs font leurs trois minutes de conclusion.
Un goût amer me reste dans le fond de la gorge. J'étais avec un ami, devant, à trois ou quatre rangés de la scène. Autour de nous, la Ségosphère et Désirs d'avenir. Pas très loin des fabiusiens. Et dans les estrades, les strauss-khaniens.

J'ai entendu ce matin Ségolène Royal dire que ses militants n'avaient pas participés à la mauvaise ambiance d'hier soir...elle ferait mieux de consulter ses proches avant de dire ce genre de chose. Surtout quand Julien Dray en vient aux mains contre un proche de DSK à la fin du débat sous prétexte qu'il avait "fait la salle contre Ségo"... de ça part cela me fait doucement sourire ! Et je peux donner les noms des Ségolistes qui ont sifflé voire insulté Fabius. J'ai vu aussi des strauss-khaniens faire de même avec les deux autres candidats. Idem pour certains fabiusiens...

Minuit. Je ne sais pas s'il y a eu un gagnant hier soir. Si oui, je ne sais encore moins qui.
Mais ce dont je suis certain, c'est qu'il y a eu un grand perdant lors de ce meeting du Zénith: le Parti Socialiste.

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23 octobre 2006

Un 21-avril bulgare.

parvanov3Nouvelle exemple de la montée du populisme en Europe avec l'élection présidentielle en Bulgarie.

Le président sortant, le social démocrate Georgui Parvanov, est arrivée en tête avec plus de 60% des suffrages. Cependant, la Constitution oblige la tenue d'un second tour si moins de la moitié des électeurs se sont déplacés. Or seul 41% de ces derniers sont allés votés ce week end pour élire leur président. Ainsi, l'abstention et l'extrême droite sont les réelles vainqueurs du scrutin.
En effet, le leader ultranationaliste, ouvertement antisémite, du parti Ataka, Volen Siderov a obtenu 23% est se glisse en seconde position devant la droite traditionnelle qui a obtenu près de 11%. L'extrême droite bulgare a fait sa campagne sur le thème "Rendons la Bulgarie aux bulgares." tapant ainsi sur la proche entrée de leur pays dans l'Union Européenne, sur les 20% de la population non-bulgares (roms et turcs principalement) et sur le pouvoir corrompu. La parti Ataka avait déjà créé la surprise en entrant au Parlement avec près de 9% des voix aux législatives (env. 20 députés) l'année dernière.siderov

Même s'il y a peu de chance pour que le journaliste Volen Siderov gagne au second tour, cette élection sonne comme une nouvelle alerte dans ce pays emproie à des troubles sociaux profonds et à une violence forte à cause d'une mafia très présente. Mais l'avertissement vaut également pour l'Europe car on assiste à une monté forte, continue et répendue du populisme, du nationalisme et de l'extrême droite dans la plupart des pays d'Europe et de l'UE. Le Président bulgare sortant et candidat à sa succession, Georgui Parvanov, a exorté ses citoyens à aller voter au second tour en prenant l'exemple de la France du 21-avril...

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13 octobre 2006

A ne pas oublier.

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11 octobre 2006

Nico, tu connais la démocratie?

odeon

Posté par yvesformentin à 16:38 - MJS/PS - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'heure des choix.

choixCes jours-ci beaucoup de camarades socialistes pressent un peu tout le monde à "choisir", et bien si c'est possible, c'est à dire le même choix qu'eux...

Pendant plusieurs semaines (mois?), je m'amusais à écouter tous les commentaires, remarques et questionnements autour des camarades (dont je fais parti) qui n'avaient pas exprimé de choix jusqu'à aujourd'hui. Je me suis moi même énervé plusieurs fois sur la stratégie et certains choix politiques faits par mon courant qui, à mon sens, nous ont amené dans la situation actuelle. Mais toute chose arrive à bon point, l'horizon politique s'éclaircie un tout petit peu... Le Nouveau Parti Socialiste ne tombera pas dans une écurie, le non-choix (c'est-à-dire proner l'abstention ou un vote blanc) n'est pas l'option (ouf !), et les principaux leader ce sont exprimés, d'autres ne vont pas tarder à le faire. De plus, un texte a été voté en Conseil National du NPS qui remet l'exigeance du fond politique et de la responsabilité politique sur le devant. Enfin, on a vu le courant Rénové Maintenant (d'Arnaud Montebourg) réaffirmer son soutien à la candidature de Ségolène Royal par 48 associations fédérales sur 61, tout comme Vincent Peillon et David Assouline, élus du NPS. Ces deux derniers l'ont fait d'une manière assez surprenante, sans grand respect envers leur courant et les militants du NPS (notamment quand D.Assouline prétend peser 66% du courant...). Mais passons.

Après ces éclaircissement, et après avoir écouté le début des débats entre prétendants à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, je pense que mon propre choix est à peu près arrêté. Il, je l'avoue bien volontier, est un choix par défaut et pas un choix d'engouement politique. Pendant un temps, mon hésitation était triple; Fabius? Royal? le vote blanc?. J'ai écarté les deux autres choix quasi en même temps, le vote blanc pour des raisons évidentes. Le choix Royal pouvait être séduisant car dans la vague, dans la volonté de "rassemblement des socialistes" etc etc. Cependant je n'ai jamais été un des partisans de Ségolène Royal. Je ne suis pas de ceux qui vont dénigrer la candidate à l'investiture ou la plomber ou souhaité, si elle est investie par les socialistes, qu'elle se plante. Mais il y a une investiture interne au PS, avec un vote, qui ne doit pas ce faire sur un concours de beauté à la couv' de Paris Match, ou à celui qui embrasse le plus de bébé en pleure, etc etc. Contrairement à ce que l'on dit ici ou là, Ségolène Royal, comme Laurent Fabius, comme Dominique Strauss Kahn, a une ligne politique avec du fond.royal


Cette ligne politique je la combats. Encore, si Ségolène Royal avait mis les mains dans le cambouie lors du Congrès du Mans pour exprimer et défendre devant les militants sa conception de la politique, du socialisme et de la société, la bataille politique aurait été menée à ce moment et pas aujourd'hui. Mais voilà, elle ne l'a pas fait. Du coup, cet éclaircissement politique ce fait aujourd'hui dans des conditions mauvaises, parfois sous la ceinture (dans toutes les écuries) et on oublie des fois pourquoi on est là.

Mon premier combat est de battre la droite et l'extrême droite. Je lie les deux car Nicolas Sarkozy est un homme de droite "dure", membre de l'UMP mais qui défend -et applique- des idées du FN. Pour cela, je ne suis pas convaincu que Ségolène Royal soit la meilleure, par sa ligne politique, par sa pratique politique. De plus, comme Tony Blair a tué la sociale démocratie anglaise, je pense que Ségolène Royal, comme Dominique Strauss Kahn du coup, va tuer le socialisme (ou social démocratie) français. Enfin, comme je l'ai entendu ce matin sur France Inter, elle applique une recette simple, la même que Nicolas Sarkozy, elle vend la politique, elle n'est plus face à des électeurs mais à des consommateurs. Le pas de consommateur à client est vite fait...

L'opinion n'existe pas. C'est un produit marketing des sondages. Suivre les sondages (soit "l'opinion") c'est du populisme. Convaincre "l'opinion" (pour moi les citoyens) sur sa vision de la société, sur ce qu'on croit bon pour l'avenir de son pays, c'est faire de la politique.
J'ai envi que mon parti et mon candidat fasse de la politique et non du populisme. C'est pourquoi je ne soutiens pas la candidature de Ségolène Royal à l'investiture. Mais si elle est désignée par les adhérents socialistes, je ferai campagne pour elle. Le combat politique contre sa conception de la société et de la pratique politique je le ménerai alors au prochain congrès du PS.

fabius

Du coup, mon choix se porte vers Laurent Fabius. Par son discours politique, par sa stature, par sa vision de la pratique politique et par sa capacité à rassembler la gauche. Après je ne suis pas dupe, il reste un politique comme les deux autres, il a un passif comme les deux autres. Mais quelque soit celui ou celle qui sera désigné candidat du PS le 16 novembre ou le 23, je ferai campagne pour battre la droite au printemps prochain.

Ce choix fait, j'en ai fait un autre ce week end. J'ai démissionné de mon poste de Secrétaire fédéral à l'activité militante etmjsparis aux relations extérieures du Mouvement des Jeunes Socialistes de la fédération de Paris. Les raisons sont multiples mais bien précises et politiques. Je ne les développerai pas ici car elles ne concernent que les interessés.

D'autres choix et décisions interviendront sûrement dans les semaines et mois à venir tant l'actualité politique est foisonnante ces temps-ci. En tout cas, cela me fait deux épines en moins dans mon pied. Je vais bientôt pouvoir l'utiliser pour le mettre au cul de certains...à droite évidemment...

Posté par yvesformentin à 16:17 - Politique - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2006

Préparons le changement


Front Nicolas
envoyé par angedamon

tractsarko

Posté par yvesformentin à 16:06 - Politique - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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