29 septembre 2006
Trois pour un poste.
Après le retrait "surprise" de Lionel Jospin, celui de Jack Lang, et, celui qui n'a que très peu pensé a y aller, François Hollande, le dépot des candidatures à l'investiture était clos mardi à 15h. Ils seront donc trois à se lancer dans la course à l'investiture.
Dominique Strauss-Kahn Laurent Fabius Ségolène Royal
No coment.
En une phrase, celui qui se voit déjà Premier Secrétaire du PS, enterre le Congrès du Mans, Arnaud Montebourg et le Projet Socialiste. Qui peut mieux faire ????
RebsetlePS
envoyé par yves115
26 septembre 2006
Semaine militante !

Deux rendez-vous d'importance cette semaine:
- Jeudi 28 Septembre 14h30 Place de la Sorbonne contre la saigné de l'Education Nationale.
- Samedi 30 Septembre 14h30 Place Denfert-Rochereau pour une école, des papiers et un logement pour tous!

20 septembre 2006
Echec...et Mat?
La social démocratie suédoise est tombée. Au pouvoir, ou dans une coalition (parenthèse entre 1978 et 1981), depuis 1946 le Parti ouvrier social démocrate est certes arrivée en tête lors des élections législatives du week-end dernier avec 35,2% des suffrages soit 139 sièges, mais la gauche n'est plus majoritaire. Ses alliés ont obtenu 5,8% pour le Parti de Gauche et 5,2% pour le Parti de l'environnement, soit un total de 46,2% des suffrages et 171 sièges sur les 349 du parlement.
En face, le gagnant est le Parti modéré unifié qui obtient 26% et 97 sièges. Ses 3 alliés (Parti du centre, Démocrate-chrétien et Parti populaire-Libéraux) tournent autour de 7/8% chacun. La droite monte donc a 48,1% des suffrages et 178 sièges.
Le score des sociaux démocrates peut paraître fort pour nous, cependant il est plutôt faible. En effet, ils sont plus habitués à des scores au-delà des 40%. Cette année ils ont obtenu 5% des moins qu'en 2002, et 10% de moins qu'en 1998. La surprise pour nous peut être d'autant plus grande quant on songe que la campagne électorale a tourné autour des thèmes forts de la gauche européenne: l'emploi, la valeur du travail, la sécurité salariale et la forme économique du pays.
Mais voilà, la droite a joué sur plusieurs tableaux: les vrais chiffres du chômage, "l'assistanat sociale", et l'immigration.
Les sociaux démocrates se sont fait déborder par leur gauche et par leur droite par des partis de droite! L'exemple montré par tous les socialistes et sociaux démocrates européens montre ses limites. Ses limites politiques et ses limites sociales.
De plus, c'est l'ensemble des partis sociaux démocrates européens qui tanguent en ce moment. Tony Blair est au plus mal. Le SPD a perdu les dernières élections et se fait mordre son électorat par sa gauche tout en assistant à la monté de l'extrême droite Länder par Länder. En Italie, Romano Prodi a gagné sur le fil, et dans une seule chambre, face à Berlusconi (!). Et il a beaucoup de mal a mettre en place ses réformes. En Slovaquie, ils font alliance avec l'extrême droite. En Hongrie, le Premier Ministre "parle vrai" mais ne risque pas de rester très longtemps. Etc.
Alors, est-ce que la Social démocratie a vécu? Est-ce que le socialisme va enfin pouvoir montrer sa force politique et de transformation sociale? Je l'espère. Non pas par esprit partisan. Mais bien par volonté de changer les choses et de ne pas voire l'extrême droite ou la "droite dure" arriver au pouvoir partout en Europe...
12 septembre 2006
Devoir de victoire
Dans 10 jours s'ouvrent les Universités d'Eté du Nouveau Parti Socialiste à St Nazaire.
Plusieurs centaines de militants se retrouvent à un moment clé de la course à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle 2007. On lit dans les médias les positionnements de certains, les questions d'autres, et les certitudes d'un grand nombre.
Membre depuis sa création du Nouveau Parti Socialiste, car membre de Nouvelle Gauche, je suis dans la phase du questionnement.
Quel(le) candidat(e) pour le PS?
Pour ma part je pense que les quatre critères plutôt objectifs développés par Benoit Hamon sont un bon cadre. Mais aujourd'hui je vois que beaucoup de camarades de mon courant ont pris position pour Ségolène Royal. Je ne suis pas de ceux qui vont condamner leur choix, même si je ne ferais jamais le même. Je condamne la méthode utilisé pour ces ralliements. Vincent Peillon, David Assouline et les autres n'ont pas respecté les militants du NPS. Benoit Hamon, en marquant sa préférence pour une candidature Hollande, même si c'est une erreur de communication avec les journalistes, a fait de même.
Pour être précis, je me questionne sur certains points, mais j'ai aussi des certitudes. Je ferai campagne pour n'importe quel candidat le 23 novembre au soir. Avant cela, je ne voterai pas, à l'investiture socialiste, pour les candidats qui passent au dessus des militants et qui jouent contre le parti. Cela élimine Ségolène Royal. Je ne voterai pas pour un candidat qui défend des valeurs et une ligne politique social démocrate. Cela élimine Dominique Strauss-Kahn.
Reste Lionel Jospin, François Hollande, Jack Lang ou Laurent Fabius.
Lionel Jospin: je digère mal 2002. Il reste sur le même schéma qu'en 2002. Peu de remise en cause. Mais un capacité à gagner. Stature de l'homme. Respect du parti et du projet. Peut rassembler la gauche.
François Hollande: je me bats contre lui depuis 2002. Peu de crédibilité en dehors du parti. Mais rassembleur. Plus petit dénominateur commun. Peut arrêter les lutte fratricides socialistes.
Jack Lang: peu de crédibilité en interne. Pas l'image du renouvellement politique. Positionnement économico social que je ne partage pas toujours. Mais respect du parti et des ses militants. Rassembleur. Stature de l'homme. Défense du projet. Ligne politique sur l'immigration.
Laurent Fabius: crédibilité tant interne, qu'externe. Virage politique. Casseroles (sang contaminé). Mais rassemble la gauche. Ligne politique plutôt proche de ce que je défends. Stature de l'homme.
J'oublie sûrement des choses en positif ou en négatif, mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Vous le voyez bien, je suis encore dans le brouillard...
Cependant une chose m'inquiète plus que tout. Nous nous battons par presse interposée, souvent en dessous de la ceinture ou sinon avec des mots durs. Je souscrits aux rappelles à l'ordre du MJS sur certaines questions. Cependant je ne souhaite pas que notre parole ne descende au même niveau que les autres ténors du Parti Sociaiste. Nous ne devons pas entrer dans ces échanges qui donnent un tableau de division pour les citoyens. Et le MJS doit rester à distance car nous devons garder notre crédibiliter pour la campagne électorale surtout si Ségolène Royal est investi par les adhérents du Parti Socialiste. Notre premier devoir, c'est la victoire. La victoire face à Sarkozy, face à Le Pen. Le devoir de rendre une dignité de vie à chaque citoyen!
08 septembre 2006
Un logement, des papiers, une école !

04 septembre 2006
Socialiste.
"J'appelle toutes les françaises et tous les français à se rassembler pour défendre les droits de l'Homme, pour garantir la cohésion de la nation, pour affirmer l'unité de la République et restaurer l'autorité de l'Etat." C'est par ces mots prononcés un 21 avril 2002 que Jacques Chirac, Président de la République et candidat à sa propre succession, a engagé son face à face avec Jean Marie Le Pen, candidat du Front National et a vogué vers une réélection rêvée depuis le premier jour de son premier mandat.
Défense des droits de l'Homme, cohésion de la nation, unité de la république.
Celui qui a enterré dès les premières années de sa carrière politique ces valeurs se retrouve à en être le garant suprême, le défenseur face à un des adversaires de notre démocratie. Ironique? Non. Grave. Avec plus de 82% des voix Jacques Chirac, contrairement à ce qu'il a dit -et dit toujours- s'est permis de se positionner en vainqueur d'une élection qu'en réalité il a perdue, que nous avons perdue. Depuis cette élection, il utilise ce chiffre, ce sacre, pour démonter, défaire, détruire, et déstabilisé nos droits, notre nation, notre république.
CPE, CNE, retraites, droit du travail, sécurité sociale, salaires, logement, immigration, la liste est longue, très longue. Toutes ces actions des gouvernements de J.P. Raffarin, D. De Villepin et de J.Chirac ne sont pas des mesurettes accumulées les unes après les autres. Elles ont toutes un objectif précis; détruire sans vagues notre système social.
Avec cette décohésion sociale, la droite de messieurs De Villepin, Sarkozy et Bayrou mettent à mal la cohésion de notre pays, de notre société. La crise des banlieues de novembre dernier en est la partie émergée de l'iceberg. Elle révèle un phénomène bien profond qui tend à individualiser notre société, individualisation encouragée, prônée, organisée par l'état. En effet, les gouvernements successifs de droite font tout pour monter chaque catégorie sociale les unes contre les autres. Le tout encouragé par un ministre d'Etat fan du communautarisme!
Rupture
Nicolas Sarkozy, candidat UMP, ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, Président de l'UMP, Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Premier adjoint au maire de Neuilly, prétend incarner un renouveau dans la politique alors qu'il l'a pratique depuis plus de trente ans et qu'il a eu comme maîtres Jacques Chirac et Charles Pasqua… La seule rupture qu'il souhaite incarner réellement, c'est celle avec ces deux personnages, tuer le(s) père(s) en quelque sorte. Parceque coté politique, rien ne change, cela empire.
La patrie dans l'Europe, la famille et le travail. Voilà les valeurs défendues par le ministre-candidat (Le Figaro magazine du 2 septembre). Elles rappellent une bien triste période de notre histoire. Nicolas Sarkozy et l'UMP ont un projet de société pour la France qui poursuit l'œuvre de la droite depuis 12 ans. Bafouement des droits premiers (lois Perben, lois sur l'immigration, loi "prévention délinquance", etc), bafouement de l'unité de notre société (injustice sociale, non responsabilité, discrimination latente, etc), bafouement de l'autorité de l'Etat (non respect de la séparation de pouvoirs, connivences politiques/médias/groupes financiers, etc). Les élections à venir seront donc d'un enjeu historique.
Socialisme et Pétainisme
Marie-France Garaud dans son livre, Le bal des fous, Qui a tué la Vème République ?, a raison au moins sur un point ; le gaullisme est mort. J.Chirac ne l'incarne plus, s'il l'a incarné un jour. D. De Villepin est dans la même lignée. Et N.Sarkozy est pétainiste.
Cette situation politique et sociétale a au moins un coté positif, elle oblige la gauche et les socialistes a être exigeant envers eux-mêmes.
Oui le bilan du gouvernement Jospin est plutôt positif. Oui nous avons effectué un travail d'opposition plutôt bon. Seulement aujourd'hui nous devons avoir un projet de société plus que bon. Il doit être avant tout socialiste. Il doit répondre à l'attente première de tous les français: vivre dans la dignité. Et pour porter ce projet, cette volonté politique, il n'existe qu'une chose: le courage politique.
Changer la manière de faire de la politique n'est pas un gadget mais bien une nécessité.
Changer le cadre de fonctionnement de notre République n'est pas un joujou mais bien une obligation.
Changer de majorité gouvernemental et présidentielle n'est pas une option mais bien un devoir politique, un devoir de victoire.
2007 doit être une année historique. Elle doit être celle de l'évincement d'une droite pétainiste, celle de l'enterrement d'une droite voyou, et celle du retour du socialisme. Au-delà des sondages d'opinion, au-delà de l'expérience supposée, au-delà du "c'est à mon tour", celui ou celle qui nous portera à la victoire l'année prochaine doit être celui ou celle qui a le courage de porter notre projet, de porter notre socialisme, et de porter notre volonté de changer, de transformer cette société pour rendre une dignité de vie à toutes et tous. Ainsi les Droits de l'Homme seront défendus. Ainsi la cohésion de la nation sera garantie. Ainsi l'unité de la République sera réaffirmée. Ainsi l'autorité de l'Etat sera restaurée. Et ainsi la jeunesse de ce pays n'aura pas à s'inquiéter plus qu'il ne faille de son avenir, celui de notre société.


